Les étudiants de l’Alliance française d’Arménie toujours chanceux



L’Alliance française d’Arménie apporte non seulement un bagage de connaissances solide à ses étudiants, mais aussi leur permet d’avancer vers la réalisation de grands rêves. C’est le cas de jeunes francophones Mérie Hambardzoumyan et Taisya Hovhannisyan, qui parlent de leurs expériences au Courrier d’Erevan.

Par Anna Baghdassarian


Ça fait déjà deux ans que Mérie Hambardzoumyan, étudiante en 2ème année de Droit à l'Université Française en Arménie, approfondit ses connaissances en français à l’Alliance française d’Arménie. Elle a choisi cet établissement pour la qualité d’enseignement et pour les prix raisonnables.  Ce choix simple est devenu décisif pour Mérie: en plus de bagage linguistique solide que lui a apporté l’Alliance française d’Arménie, elle a également gagné un séjour tous frais payés en France, au mois de juillet, qui était, par ailleurs, l’un de ses rêves les plus chers.  Le voyage est devenu possible grâce au concours de la langue française organisé par l’Alliance française d’Arménie en collaboration avec les Centres internationaux francophones des Lions Club.

« C’était un programme éducatif et culturel. Nous avons fait des tournées à Paris et dans plusieurs villes de France (Nancy, Saint-Dizier, Neuf-Brisach, etc.) jusqu'à notre destination, Strasbourg. Nous avons passé un mois en France en visitant différents musées et institutions qui abordaient notre thème du centre consacré à la science et à l'humanisme. J'étais la seule Arménienne dans un groupe dont les participants venaient du monde entier, et la seule chose qui nous unissait était la langue française. Nous sommes devenus amis immédiatement, et cette diversité a rendu le séjour inoubliable. Nous sommes restés dans des familles d'accueil françaises pour connaître la culture de l'intérieur. C'était à la fois intéressant et enrichissant. Nous avions un programme pour chaque jour, nous avons visité le Parlement européen, la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et de nombreux lieux historiques et culturels. Chacun de nous a fait une présentation de son pays, nous avons eu une journée de plats traditionnels qui s'appelait "Repas International". Nous avons également appris les danses traditionnelles de nos pays respectifs et avons organisé une grande fête à la fin du séjour pour célébrer et présenter des danses, des chansons et l'hymne de CIF que nous avions apprises. C'était une expérience unique qui m'a fait développer mon français, faire de nouvelles connaissances et acquérir des compétences personnelles»,- nous raconte Mérie Hambardzoumyan. Elle souligne que sans l’Alliance française, elle n’aurait jamais eu une telle expérience:  « Je voudrais remercier l’Alliance française sans laquelle je n’aurais pas découvert le concours et n’aurais pas le niveau de français requis pour y participer. J'aimerais remercier le personnel, mes professeurs de l’Alliance pour leur aide tout au long de la préparation des documents pour la participation », -ajoute Mérie.

L’Alliance française d’Arménie a été la clé de la réussite pour Taisya Hovhannisyan aussi. Tout commence lorsqu’un jour Taisya tombe sur une annonce publiée sur le site de l’Alliance française d’Arménie. « Il s’agit du DYCLAM (Dynamics of Cultural Landscape, Heritage, Memory and Confictualities). C’est l’un des programmes conjoints de Master d’Erasmus Mundus. La durée du programme est deux ans. L’Université coordinatrice est l’Université Jean-Monnet qui se trouve à St. Etienne, France. Chaque semestre se déroule dans différente université, dans différent pays : le deuxième semestre au Portugal, le troisième en Roumanie et le quatrième en Italie, et encore un stage de 4 mois dans un autre pays qui n’est pas encore choisi. Les frais du programme sont entièrement couverts par Erasmus Mundus », -nous raconte Taisya.

Faire les études à l’étranger, c’était l’un de ses rêves depuis longtemps, mais qui semblait encore très loin. « Ce programme n’était pas prévu dans ma vie, du moins pour cette année, mais comme on dit, ‘‘le meilleur dans la vie ne se planifie pas, il arrive tout simplement’’. La première motivation de postuler était la langue française et l’autre, la spécialisation. Dans le cadre de mon travail au Musée-Institut du Génocide des Arméniens, j’ai été toujours intéressée par le génocide culturel. Comme on sait bien, durant les années du génocide, le but de l’Empire Ottoman était l’extermination non seulement du peuple arménien mais aussi de son patrimoine national. Le patrimoine culturel est le lien entre le passé, le présent et l’avenir dont la protection doit être la mission de toute l'humanité, car chaque nation est basée sur sa culture. Et pour moi, la perte de l’héritage signifie la perte de la part de l’identité. Donc, le programme a paru très proche à mon cœur, mais au début, j’avais un peu peur de postuler car je pensais que je n’aurais pas de la chance d’être sélectionnée. Et aujourd’hui, mon conseil à tous c’est d’être sûr de vous-même, de vos pouvoirs et vos possibilités. Il faut essayer pour ne pas regretter après », -raconte Taisya. Elle souligne que c’est grâce à l’Alliance française d’Arménie que son rêve est devenu réalité. « J’ai toujours suivi la page web de l’Alliance française et j’ai activement participé aux divers évènements intéressants organisés par l’AF : présentations des livres, soirées cinéma, Kawaa du mois (discussions autours différents thèmes animés par des porteurs de la langue) etc. Pour moi, l’Alliance française est l’une des meilleures organisations francophones qui vise à renforcer le rôle du français en Arménie et les liens franco-arméniens en général », - souligne Taisya.

subscribe newsletter