« Les ciels de Raphaël »: lettres à mon petit-fils pour lui faire aimer la France et sa langue

Article réalisé par Le Courrier d'Erevan couvrant l'événement de la présentation du livre de M. Henry Cuny.


Vendredi 19 avril, l'Alliance française d’Arménie a accueilli la présentation du livre « Les ciels de Raphaël » de Henry Cuny. Diplomate, il a été notamment chef des services culturel et scientifique français en URSS, Ministre-conseiller à Rome, conseiller diplomatique du Chef d’état-major des Armées, ambassadeur de France en Arménie puis en Slovaquie. Ses romans ont été couronnés de plusieurs prix littéraires, et l’Académie Française lui a décerné, en 2004, le Grand Prix de la Francophonie pour l’ensemble de son œuvre.

Dans son nouveau livre « Les ciels de Raphaël », Henry Cuny s’adresse en 34 lettres d’une belle écriture à son petit-fils, de l’annonce de sa naissance à ses premiers pas, pour lui conter ce qu’il a aimé et ce qu’il aime toujours. L’auteur enrichit ces souvenirs attendrissants du début de la vie des réflexions qui ont donné un sens à la sienne et qu’il souhaiterait partager plus tard avec son petit-fils.  

Comme l’auteur le fait remarquer, le titre indique que ce livre doit particulièrement intéresser les Arméniens. « Je suis sûr que les Arméniens retrouvent déjà quelque chose qui est au cœur de nous tous  : faire aimer la France et sa langue. Et il y a d’ailleurs une chose qui m’a toujours fascinée, en particulier chez les Arméniens de la diaspora : c’est ce double amour. Cet amour qu’ils portent à la France en même temps qu’à leur pays d’origine. Et ces deux amours coexistent, sans jamais s’affronter, ni se trahir. Je dis toujours aux Arméniens: vous aimez cent pour cent la France, et vous aimez pleinement l’Arménie, à cent pour cent aussi. Mais c’est deux fois cent pour cent, ce n’est pas cinquante cinquante.. »,- explique Henry Cuny.
 
L’auteur intègre également dans le livre les événements qui ont marqué les premiers mois de la naissance de son petit-fils et qui risquent, d’une manière ou d’une autre, d’influencer les années à venir: le Brexit, l’attentat de Nice, l’élection présidentielle américaine, les bombardements d’Alep... Sur ce fond de tableau où les inquiétudes ne manquent pas, il insiste sur sa chance d’être né Français : il y voit autant un privilège qu’une obligation vis-à-vis du reste du monde, en particulier de l’Europe, « dernier retranchement de l’humanisme ». Sous une plume légère, aucun des grands débats actuels n’est ignoré, de l’apprentissage de la lecture à la place de l’Histoire, de l’identité au regard sur l’autre, étranger ou tsigane... Comme en un bref survol, l’enfant devenu plus tard lecteur, percevra dans ces lettres l’écho d’une « douce France » et d’une langue « de toutes la plus lumineuse ».




Merci à l'édition Sigest pour l'opportunité d'obtenir les livres directement après la présentation et de les faire dédicacer à l'auteur.




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